Euphoria

On 12 août 2012

Voici un film hollywoodien qui ne pêche pas par manque d’ambition, mais a sans doute placé la barre un peu trop haut : Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare. Genre éculé s’il en est, la comédie sentimentale trouve ici un nouvel élan en prenant pour cadre l’apocalypse. Comme dans Melancholia de Lars von Trier, le destin des personnages est inéluctable. Reste juste à savoir de quelle manière ils vont employer le temps qui leur reste à vivre. Certains préfèrent mettre eux-mêmes fin à leurs jours. D’autre décident de rattraper le temps perdu en réalisant leurs fantasmes les plus déraisonnables.

C’est dans ce contexte qu’un type ordinaire, pour ne pas dire grisâtre, va croiser la route d’une de ses voisines, lumineux objet du désir qui ne lui semblait pas vraiment destiné. Lui, c’est Steve Carell, dans la énième déclinaison du rôle qui l’a rendu célèbre : celui de 40 ans, toujours puceau. Elle, c’est Keira Knightley, cette charmante comédienne anglaise, mannequin à ses heures, que les femmes détestent autant qu’elle affole les mâles. Ce couple hautement improbable contribue toutefois à sauver du néant cette bluette au dénouement annoncé encore plus que tout autre.

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